L’action de la copropriété est guidée par un seul objectif, celui d’assurer la sécurité des usagers, dans le respect absolu de la réglementation, allant même au-delà de ses obligations. Le désamiantage de l’EITMM, opération particulièrement complexe au vu des volumes à traiter, s’est toujours voulu rigoureux et transparent.
Il n’est pas inutile de le rappeler au moment même où l’ampleur du phénomène amiante et des surfaces concernées dans les bâtiments publics et privés alimente de plus en plus l’actualité en France, mais également en Europe.

Avant même la fin de l’année 1996, les copropriétaires de l’EITMM appliquent la réglementation en matière de recherche des matériaux contenant de l’amiante et font suivre l’état de conservation des matériaux amiantés. Cet examen n’impose pas d’obligation de travaux, mais la vigilance est maintenue.
En 2005, une cellule Hygiène-Sécurité-Environnement (HSE) destinée à coordonner les actions de prévention en matière de santé sécurité et d’environnement est mise en place.
En 2006, le chantier de désamiantage démarre.
Il s’arrête en 2013 à la demande de l’Inspection du travail suite à des dépassements de normes – faibles et de courtes durées – enregistrés durant l’été dans des mesures d’air sur le chantier. Le Préfet d’Ile-de-France désigne un expert pour faire le point sur la situation et préconiser de nouvelles mesures (arrêté du 13 août 2013).
Conformément aux attentes de l’arrêté préfectoral 2013, M. André Jacq, expert amiante indépendant remet, fin janvier 2014, son rapport. Celui-ci précise qu’en l’absence de travaux, il n’y a pas de risque de pollution spontanée à l’amiante dans l’EITMM et que les travaux, quand ils reprendront, devront obéir à de nouvelles dispositions. Un ensemble de prescriptions, suite aux observations et recommandations de l’expert, est rassemblé dans un nouvel arrêté préfectoral, daté du 15 mai 2014. L’objectif de cet arrêté est de sécuriser davantage encore le désamiantage au sein de l’EITMM, au travers de mesures destinées à informer les usagers, à renforcer la sécurisation et le traitement des zones encore amiantées.
La Tour Montparnasse est le site le plus contrôlé de France. Un plan de surveillance rigoureux de mesures d’air est activé.
L’amiante est toxique par inhalation. Elle est toxique lorsqu’elle se désagrège et qu’on en respire les poussières. Les fibres d’amiante sont invisibles à l’œil nu, mais peuvent à terme provoquer des maladies respiratoires et des cancers. Les populations tout particulièrement concernées par l’amiante sont les travailleurs de l’amiante qui ont été mis en contact régulier avec cette fibre.
Aujourd’hui, l’ensemble des plateaux (parties des étages où sont localisées les bureaux) a été désamianté. Ce qui représente près de 90% de la superstructure du bâtiment (calcul surfacique). Les matériaux amiantés classés en niveau 3 du bâtiment ont été retirés.
La mise à jour du Diagnostic Technique Amiante (DTA) réalisée fin 2014, qui permet d’affiner la connaissance de la présence de l’amiante dans l’Ensemble Immobilier Tour Maine Montparnasse (EITMM), montre qu’il n’existe aucun élément nouveau en termes de risques pour les usagers de la Tour Montparnasse.

Depuis le 1er juillet 2013, 24 déclenchements des gaines de désenfumage ont été effectués, aucune présence d’amiante dans l’air n’a été décelée.
Depuis le 1er juillet 2013, plus de 2 400 mesures d’air ont été réalisées sur la Tour Montparnasse, toutes se sont révélées conformes sauf une au 6ème sous-sol pour laquelle on soupçonne un acte de malveillance, motif du dépôt d’une plainte, en instruction.
Aujourd’hui, l’Ensemble Immobilier Tour Maine Montparnasse est encadré dans sa gestion de l’amiante par l’arrêté préfectoral du 15 mai 2014. Les copropriétaires continuent à agir dans une totale transparence avec le souci de garantir la sécurité la plus totale, en étroite collaboration avec les autorités publiques et l'expert indépendant amiante missionné pour mettre en œuvre les dispositions de l’arrêté préfectoral.

Les pouvoirs publics ont agi pour légiférer sur l’utilisation de l’amiante et finalement son interdiction par rapport à la dangerosité prouvée du matériau amiante. L’usage de l’amiante est interdit depuis le 1er janvier 1997 par le décret n°96-1133 du 24 décembre 1996 relatif à l’interdiction de l’amiante. En parallèle, les pouvoirs publics décident d’intervenir contre les risques sanitaires de l’amiante dans les immeubles déjà bâtis (décret n°96-97 du 7 février 1996).
Les pouvoirs publics ont aujourd’hui, en collaboration avec l’Inspection du Travail et la Caisse Régionale d’Assurance Maladie, pleinement pris conscience de la nécessité de retirer les matériaux dangereux (amiante dégradée donc friable) et suivent très sérieusement les mesures d’air (prélèvement et analyse des fibres d’amiante dans l’air) et les chantiers de désamiantage par des organismes homologués et des procédures de sécurité extrêmement strictes.
Le Préfet a repris à son compte dans son arrêté l’essentiel des observations et des recommandations de M. André Jacq, l’expert indépendant qui lui avait remis un rapport fin janvier 2014.

Ce rapport indiquait, qu’en l’absence de travaux, il n’y avait pas de risque de pollution à l’amiante dans l’EITMM et que les travaux, quand ils reprendraient, devraient obéir à une nouvelle organisation et à de nouvelles contraintes. Par ailleurs, le Préfet a davantage précisé les zones qui pourraient être évacuées en cas de dépassement du seuil réglementaire de fibre d’amiante dans l’air (seuil d’alerte fixé à 4 fibres d’amiante par litre d’air).

Les dispositions ont été prises à la suite d’échanges entre les services préfectoraux et l’EITMM et un climat de confiance s’est instauré pour définir une nouvelle gouvernance pour la vie quotidienne et en vue des travaux à venir. Les modalités sont encore plus rigoureuses qu’auparavant.
Cet arrêté n’est pas une autorisation de reprise de travaux, mais permet de mettre en œuvre des actions correctives sur des zones à risque repérées par le DTA. Il précise surtout quelle est la gouvernance à mettre en œuvre pour la vie quotidienne dans l’Ensemble Immobilier, qu’il s’agisse du respect de la réglementation, des travaux de maintenance, des protections particulières ou complémentaires, de l’information des usagers de l’EITMM.
Les copropriétaires de l’EITMM ont mis en place depuis le 15 avril 2014 trois nouvelles instances de gouvernance :
- Un expert indépendant amiante, M. André Jacq, missionné pour mettre en œuvre les dispositions de l’arrêté préfectoral.
- Un Comité amiante composé des copropriétaires.
- Une Cellule de Management Amiante (CMA) composée de spécialistes et de professionnels de l’amiante.
Cette CMA jouera un rôle central de conseil et de supervision des travaux, de suivi de l’exploitation quotidienne du site et de mise à jour et de suivi du Dossier Technique Amiante (DTA) qui permet d’affiner les connaissances sur les zones à risque qui restent à traiter. Le DTA, et ses mises à jour trimestrielles sont réalisées sous la supervision de l’expert Amiante.
Conformément à l’arrêté préfectoral du 15 mai 2014, le projet de mise à jour du Diagnostic Technique Amiante (DTA) a été remis le mercredi 10 décembre 2014 en séance de travail aux autorités publiques, dont la Préfecture de Paris. L’expert indépendant, Monsieur André Jacq, missionné pour mettre en œuvre les dispositions de l’arrêté préfectoral, a informé les services de l’Etat que ce projet de DTA nécessitait des ajustements tant sur le fond que sur la forme. Le DTA actualisé a été présenté à la Préfecture de Paris, à la CRAM, à l’Inspection du Travail et à l’ARS le 24 février 2015. Il reprend les conclusions qui avaient été délivrées dans le précédent DTA et montre qu’il n’existe aucun élément nouveau en termes de risques pour les usagers de la Tour Montparnasse.
Il faut distinguer les travaux de désamiantage et les actions correctives.
- Les actions correctives (pour les matériaux classés AC1 et AC2) visent à sécuriser certaines zones à risque telles que définies dans les mises à jour du DTA. Ces actions seront rapidement menées.
- Les travaux de désamiantage sont ceux qui ont été entrepris depuis 2006 et sont terminés à près de 90% dans la Tour. Par exemple, il s’agit encore de traiter des parkings, des escaliers de service ou des réserves.
- Les opérations de nettoyage comme celles qui consisteront à nettoyer les gaines d’aération. Il s’agit là de travaux complexes, nécessitant des études et des outils particuliers, qui prendront un certain temps. Ce type d’opération ne pourra donc pas débuter rapidement.
Les usagers de la Tour sont informés autant que nécessaire et seront systématiquement informés des procédures et travaux en cours. Tous les occupants auront accès à une information complète sur la réalité de l’amiante et les bonnes pratiques. Bien entendu, les chantiers se dérouleront dans la transparence la plus totale. La Cellule de Management Amiante (CMA) répondra directement aux occupants qui l’interpelleront. Et fournira ses informations au bureau HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement), que tout le monde peut consulter au 3ème étage de la Tour. Nous mettrons également en place une information continue sur Intranet.
Bien entendu, les quelques 300 copropriétaires. Ils tiennent d’ailleurs à rappeler qu’ils ont déjà engagé plus de 250 millions d’euros dans le désamiantage de l’Ensemble Immobilier Tour Maine Montparnasse et qu’ils vont poursuivre leurs efforts. Les travaux de désamiantage sont terminés à près de 90% dans la Tour (calcul surfacique).